Chaque mardi, je publie sur ce blog un extrait d’une oeuvre qui m’a assez séduit, un passage qui fait honneur à la langue française, à la poésie, à l’humour, à la philosophie, à l’art de l’écriture !

« Sans la faculté d’oublier, notre passé pèserait d’un poids si lourd sur notre présent que nous n’aurions pas la force d’aborder un seul instant de plus, et encore moins d’y entrer. La vie ne paraît supportable qu’aux natures légères, à celles précisément qui ne se souviennent pas. »

« Lorsqu’on nous rapporte un jugement défavorable sur nous, au lieu de nous fâcher, nous devrions songer à tout le mal que nous avons dit des autres, et trouver que c’est justice si on en dit également de nous. L’ironie veut qu’il n’y ait personne de plus vulnérable, de plus susceptible, de moins disposé à reconnaître ses propres défauts, que le médisant. Il suffit de lui citer une réserve infini qu’on a faite à son sujet, pour qu’il perde contenance, se déchaîne et se noie dans sa bile. »

De l’inconvénient d’être né, Émil Cioran, 1973.

8 commentaires sur « L’extrait du mardi #2 »

  1. « Lorsqu’on nous rapporte un jugement défavorable sur nous, au lieu de nous fâcher, nous devrions songer à tout le mal que nous avons dit des autres » Et si on est du genre à ne pas faire de jugement à son prochain ?
    La philosophie de cet auteur n’est point la mienne mais merci pour ce partage littéraire.

    Aimé par 2 personnes

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