Voilà un auteur bien mal nommé qui a mis huit ans pour pondre ce fatras verbeux, cette caricature de livre ! J’ai tenu péniblement pendant 200 pages durant la lecture de cet immonde pavé glauque et puant où rien n’est construit si ce n’est l’envie de suicide de chaque intervenant. Même les pumas en ont marre de la vie dans ce sale bouquin. Comment peux-t-on qualifier de chef-d’oeuvre un tel ramassis de conneries, une pareille daube où tout n’est que répétitions scabreuses, digressions stupides, absence de style, jurons, insultes, troubles psychiatriques, actes odieux, dialogues débiles, dialogues pourris, descriptions gonflantes ! Comment aimer cette merde dégoulinante si ce n’est par snobisme ou aveuglement tant l’auteur nous en sert des louches et des louches malgré l’asphyxie ?

Moi aussi je peux écrire avec Tallent : « Croquette, tu attends quoi ? Elle pense Je suis une connasse, genre grosse connasse mais la prof  elle c’est une pute, genre, une grosse pute, la prof elle Pense. Croquette tu vas prendre cher, il Pense. Le tisonnier est prêt. Radine au pied ! Elle ouvre le frigo et lui envoie une bière qu’il chope au vol et décapsule avec sa molaire, la pute. Puis elle se couche et lui son papa qu’elle aime tant il vient dans son lit comme un loup et lui verse la mousse dans le cou. Je suis une connasse, une merde, une rien du tout. Tu sais quoi Croquette ? Tu es une connasse, une merde, une rien du tout. Nom de Dieu de nom de Dieu s’écrit-il en remplaçant la mousse par autre chose et en s’allongeant sur elle. »

Redondant, plat, insalubre, quel ennui ! La forme est aussi nulle que le fond. C’est quoi le message ? Nous apprenons quoi sur la vie ? A mieux choisir son prochain livre ? A ne pas dépenser vingt balles dans un bouquin encensé par la presse et les moutons bê bê bê bê pour des raisons qui dépassent l’imagination ? Vous aimez à ce point la violence, la torture, l’insulte, l’inceste et la pédophilie pour trouver du charme à ce récit ? Il est vrai qu’au pays de Gabriel Matzneff on a appris à fermer les yeux, à voir de la grâce sous la graisse épaisse et à refiler le Renaudot  par copinage. Personnellement, je veux bien embrasser Guillaume Musso sur la bouche après avoir subi un pareil naufrage ! Imaginez votre pire voisin qui vous fait entrer chez lui, dans son bordel où cela pue le foutre, la bière, le pourri, le moisi, le chiffon mouillé, la poudre, le sang, le linge sale, le rat crevé. Imaginez cette brute psychopathe vous donner des leçons de philosophie tout en vous traitant d’enculé ou de conasse/pute toutes les deux phrases et vous aurez le thème du bouquin ! Bravo la promo qui est très talent-tueuse sur ce coup !

Gabriel Tallent vient de m’asséner 450 pages d’une médiocrité littéraire telle que j’en titube encore. Je ne sais pas si je pourrais encore marcher. J’ai lu dans une critique : « à aucun moment Gabriel Tallent ne sombre dans le voyeurisme, la glauquerie ou la complaisance malsaine, grâce à un style tout en finesse et délicatesse. » De qui se moque-t-on ? Un style tout en finesse et en délicatesse (elle est bonne celle-là !) mais cher lecteur lambda tu as de la fiente de pigeon dans les yeux ou quoi ? Toutes les phrases sont répétées cent fois, les insultes identiques reviennent à chaque page, on nage dans la boue excrémentielle, c’est une caricature de caricature ! Si le côté survivor est probablement le fruit d’une étude minutieuse et plaira aux amateurs de Rambo, pour le reste on n’avance pas dans le récit, enlevez les longueurs et il ne restera que cinquante pages sur 450 ! Apprenez à lire bon sang ! Relisez Balzac, Jules Verne, Tolstoï, Shakespeare, ce livre ne respire que la glauquerie et le voyeurisme !

C’est médiocre, sans âme, sans intérêt, rarement crédible, jamais sympathique, toujours hautain. Il aurait fallu garder uniquement les passages (surabondants) botaniques et écrire un guide de survie dans la jungle ou à la limite un manuel de jardinerie. J’ai tenu longtemps pour voir si à un moment le récit justifiait les louanges incroyables…. eh non !! Le lecteur est baladé sans raisons, il est pris en otage par un auteur qui ne semble pas savoir où il va, qui ne se rappelle plus ce qu’il vient d’écrire. Encore un joli coup de pub adoubé par Stefen King qui a vendu son âme en donnant son avis dithyrambique en quatrième de couverture. Le seul prodige à l’actif de cet attentat plumitif réside dans l’indigence d’une prose marécageuse où les personnages possèdent une pensée absolument en dehors de toute humanité. On nage dans le saumâtre et l’irréel. Quelle imposture, quelle honte, quelle médiocrité, huit ans pour aussi mal écrire, que c’est fortiche ! Ce pseudo succès de librairie est le signe effrayant, un de plus, d’une société décadente où l’on encense le pire du pire !

Nowowak

8 commentaires sur « « My Absolute Darling » de Gabriel Tallent, 5/20 »

  1. Je ne sais pas si notre époque pourra un jour rivaliser avec les chefs d’œuvres qui marquèrent les précédentes.
    La littérature d’aujourd’hui m’éblouit encore parfois ou bien me laisse perplexe…
    Je fuis le glauque, le monde en est trop plein pour que cela me donne envie d’en rajouter une couche.

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    1. Merci de tenir compte de mon avis et non des critiques élogieuses qui se plantent carrément car le contenu est glauque et le style inintéressant, il donne la nausée, un fiasco porté aux nues, j’avoue mon incompréhension ….. comment on peut prendre plaisir à lire ça ?

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