La pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être un compagnon épouvantable pour soi-même.

Dans mon engagement vis-à-vis de toi, j’engage une partie de moi que je connais bien mais qui est construite sur des images, celles que je donne à voir, celles que tu veux bien voir… Mais aussi une partie de moi, que je connais moins bien, qui appartient à mes zones d’ombre. Et à l’intérieur de ce territoire, il y a une partie de moi qui est susceptible de changer dans des directions et sous des formes que j’ignore moi-même.
Dans cet engagement, je m’engage vis-à-vis de ce que je connais de toi, vis-à-vis de ce que je sais de toi, de ce que je veux bien voir de toi. Je m’engage aussi vis-à-vis de cette part de mystère en toi, mystère pour toi, mystère pour moi, potentialité de changement que nous ne pouvons ni toi ni moi ignorer ou occulter trop longtemps.me.

Grandir, c’est apprendre à se séparer en restant entier.

Ainsi risquons-nous de pratiquer vis-à-vis de nous-même la pire des escroqueries : celle de ne pas entendre que nous sommes partie prenante de tout ce qui nous arrive, que nous sommes à la fois les initiateurs et les producteurs de notre propre souffrance.

Nous avons là l’origine d’une foultitude de blessures primitives, sauvages, incontrôlables et parfois « impansables », qui vont s’inscrire en nous dans les premiers temps de la vie, quelle que soit la qualité des soins, de la présence et de l’amour offert.

Jacques Salomé, Le courage d’être soi.

2 commentaires sur « L’extrait du mardi #52 »

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