Ne craignez pas d’atteindre la perfection, vous n’y arriverez jamais » disait le fils de Picasso tout en pensant y avoir réussi. Moins mégalo cela n’existe pas. Certes le natif de Figueras était un génie mais à force de le répéter inlassablement on finirait par en douter. Il se trouvait fou mais la folie étant voisine du génie, il revendiquait le terme. « La seule différence entre un fou et moi, c’est que je ne suis pas fou ». Un fou qui saurait ce qu’il fait. Difficile d’aller plus loin dans l’excentricité et l’exubérance que l’auteur des « montres molles » et de la « jeune vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté ».

« Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction (…) le snobisme consiste à pouvoir se placer toujours dans les endroits où les autres n’ont pas accès… (…) Les deux choses les plus heureuses qui puissent arriver à un peintre contemporain sont: primo, être espagnol, et secundo, s’appeler Dali. Elles me sont arrivées toutes les deux. » Il aurait pu ajouter une troisième : rencontrer Elena Ivanovna Diakonova alias Gala. le grandissime moustachu fait méprisant dans le délire quand même. Cela frise parfois la bêtise.

« Le livre que voici prouvera que la vie quotidienne d’un génie, son sommeil, sa digestion, ses extases, ses ongles, ses rhumes, son sang, sa vie et sa mort sont essentiellement différents de ceux du reste de l’humanité. Ce livre unique est donc le premier journal écrit par un génie. »

Parlait-il de lui à la troisième personne du singulier uniquement pour amuser la galerie ou bien était-il doucement devenu paranoïaque ? le post hérité en jugera. On peut dresser l’hypothèse suivante : c’est à force de jouer le génie que Dali l’est vraiment devenu. Une prétention justifiée mais tintamarrante (euphémisme) habite ce Don Quichotte extradivaguant qui n’hésitera pas à défier en duel sur ses terres André Breton le patron du surréalisme.

Il met des notes aux plus grands génies. Picasso et Léonard de Vinci ont 20/20. Vélasquez, Raphaël et Vermeer n’ont que 19. Lui il a 21. Pour les conformistes qui s’en moqueraient, ce précurseur hyper méga super doué, ayant découvert l’amer hic sans les amères loques, remet les pendules à l’heure avec son archangélisme typique en posant la question la plus intéressante du moment qui soit. Faut-il ou non brûler le Louvre ?

Nowowak

Un commentaire sur « « Journal d’un génie » de Salvador Dali, 13/20 »

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