Je me prends pour Hercule Savinien Cyrano de Bergerac

Quand les logis sont endormis, les rues en Paris sont peu sûres et foi d'Hercule Savinien je ne saurais m'y aventurer sans flambeau et sans ôter ma main de ma dague. Seule mon ombre m'accompagne et ce serait déplaisir de trouver un double de ma physionomie me suivant pas à pas et parlant comme je … Lire la suite de Je me prends pour Hercule Savinien Cyrano de Bergerac

Je me prends pour Émil Cioran

Pourquoi suis-je là ? Pourquoi suis-je las. Je ne vais rien boire. Juste envie de m'arracher au néant. Un café à Paris n'a pas la solution. Même Montmartre n'a pas la clef. Rien boire rien croire. Il me regarde. Il m'attend. Il me tend une liste. Un café pour lui faire plaisir. Bien noir. Serré. … Lire la suite de Je me prends pour Émil Cioran

« Aveux et anathèmes » d’Emil Cioran, 17/20

Les gens Se débarrasser de la vie, c’est se priver du bonheur de dire du mal des gens. Or les gens constituent une source inépuisable de déception d’où parfois éruptionne une agréable surprise qui donnera du relief à la morne irréalité de votre réalité. Lire Cioran c’est le moyen le plus sûr de ne pas … Lire la suite de « Aveux et anathèmes » d’Emil Cioran, 17/20

« La métamorphose » de Franz Kafka, 15/20

Matin chagrin Le matin je fonctionne au radar de chez Pathé-Marconi. Je baigne dans la mélasse. Genre lendemain de cuite. Les plus jeunes diront que je pédale dans la semoule. Vanné, épuisé, oppressé, lessivé, essoré. Frais comme une arthrose. Le crâne défoncé au marteau-piqueur. Les tympans au martyre. Je me traîne. Je pèse une tonne. … Lire la suite de « La métamorphose » de Franz Kafka, 15/20